
Avez-vous déjà entendu parler de la bioluminescence ? Et bien sachez que c’est tout simplement la production de lumière froide par certains êtres vivants pouvant convertir l’énergie chimique en énergie lumineuse lors d’une réaction chimique qui ne produit pas de chaleur. Se différenciant de la fluorescence et de la phosphorescence, la bioluminescence peut s’exprimer par des bactéries. Le phénomène a été découvert chez des animaux marins comme les cténophores, les cnidaires, les vers, les cnidaires, les poissons…, qui peuvent émettre une lumière continue d’une façon contrôlable en puisque les organes lumineux sont reliés au système nerveux de l’animal en question. La lumière est généralement produite par une bactérie symbiotique appartenant à l’espèce Vibrio fischeri. Ainsi en cas de besoin, défense, attraction, camouflage, communication, les cellules bactériennes dans l’organe lumineux de l’animal peuvent produire un auto-inducteur qui aura pour rôle d’activer un opéron appelé lux operon. Ce dernier induira l’expression des gènes liés à la bioluminescence par traduction en protéines intervenant dans la production lumineuse. Malgré l’ancienneté de cette découverte, certaines entreprises et spécialistes de la bioluminescence ne cessent pas de la sortir du placard pour trouver de nouvelles applications encore plus innovantes. Parmi elles, on cite Edith Widder qui a développé une nouvelle technique de détection de pollution dans des sédiments à partir de bactéries luminescentes sensibles à des composés chimiques toxiques. Une société en a fait même une solution économique et hyper rapide pour détecter la présence de contaminants dans l’eau et donc garantir sa qualité. Au final, les bactéries luminescentes demeurent un terrain à exploiter. Peut-être qu’elles pourront un jour produire une lumière pouvant remplacer l’éclairage conventionnel ?