
Selon des scientifiques de l’Association américaine pour la promotion de la science (AAAS) réunis samedi 18 Février 2012, la production d’un seul sachet de 450 grammes surgelés de crevettes donne environ une tonne de dioxyde de carbone ce qui n’est pas peut du tout. C’est un biologiste J.Boone Kauffman qui a arrivé à cette conclusion assez effroyable de point de vue écologique lors de recherches effectuées en Indonésie pour l’université de l’Etat d’Oregon. La principale cause d’une telle empreinte carbone, explique-t-il, est due principalement à la localisation des élevages de crevettes qui se situe généralement en bord de mer dans les pays asiatiques c’est à dire qui prennent la place des forêts côtières (les mangroves) qui seront donc complètement rasées. Le scientifique rajoute qu’à ce rythme là , l’empreinte carbone de crevettes produites sera dix fois plus importante que la quantité équivalente de bœuf produite en zone de forêt tropicale et qu’en additionnant les émissions de gaz à effet de serre due à toute l’opération de l’élevage (la nourriture, le conditionnement, le stockage et le transport des marchandises jusqu’à leur utilisation, le bilan peut, au final, apparaitre très lourd surtout que ce genre d’élevage est reconnu pour son faible rendement (un kilo de crevettes par 13.4 m² de mangrove) et leur faible durée d’utilisation (3 à 9 ans). En vue des maladies, de l’acidité et de la contamination du sol que cette production peut donner et qui ne nécessite pas moins de 35 à 4o ans afin de régénérer complètement le terrain, la logique dit qu’un simple plat de crevette devrait être le plat le plus cher du monde mais la réalité dit autre chose.